COMPRENDRE SON CHIEN AFIN DE L’EDUQUER CORRECTEMENT

- Les travaux des éthologues nous ont permis de mieux cerner les mœurs de nos chiens. Nous savons que les comportements inadaptés ne sont pas de la rébellion mal placée mais qu’au contraire, lorsque notre chien nous déborde, c’est toujours la conséquence d’un défaut de clarté dans l’attitude du maître. Exit l’excès d’autorité et les méthodes de rééducations violentes, il est temps de faire de l'empathie, d’observer et osons parler chien.


- Mes récentes interventions auprès de maîtres désemparés le prouvent, chaque problème rencontré peut se résoudre par la douceur et la compréhension. Cela va de l’agressivité à la malpropreté, mais la souche du problème est identique. Maître non reconnu comme entité remarquable et tentative du chien de sauver la meute dans laquelle il évolue, le chef semblant défaillant. Un protocole simple vise à donner aux maîtres la gestion des instincts primitifs et assez rapidement les difficultés s’estompent et le toutou retrouve sa place. Bien sûr les miracles n’existent pas, mais il y a toujours des améliorations et les méthodes douces n’enveniment jamais les caractères déviants. Combien de chiens, « rééduqués à la dur », se sont vus éliminer alors qu’à aucun moment la base des soucis n’a été abordée. On rééduque mais on ne cherche pas a trouver d’où vient le problème. Souvent l’origine est simple et la rééducation doit être modeste.


- Dans la nature l’autorité est naturelle, les chefs n’ont pas besoin de s’imposer de manière radicalement violente. Bien souvent les conflits sont brefs et les accrochages violents sont assez rares. Nos chiens ne sont pas des dominants sous prétextes qu’ils désobéissent, ils sont chiens simplement et se trouve désemparés face à notre ignorance à comprendre leur fonctionnement. Nous devons gérer la nourriture correctement, hiérarchiser la meute-famille, apprendre à jouer selon des règles animales, maîtriser les contacts et imposer nos directions. C’est dans ces conditions seulement que nos chiens sauront nous reconnaître et nous laisserons à nouveau les clés de la maison que nous leur avons cédé.

- En ce qui me concerne, j’interviens toujours au domicile des maîtres, la discussion est impérative, le travail sur le chien n’est pas obligatoire dans un premier temps. Il est préférable d’aider le maître. Je veille toujours à respecter les spécificités des chiens et de leur propriétaires. Je m’interdis d’être directif, je suis un conseiller, une aide et non un censeur qui profite de ses connaissances pour culpabiliser les maîtres. Lorsque la confiance s’est installée, nous pouvons trouver des solutions rééducatives adaptées et c’est toujours le propriétaire qui intervient sur le chien, l’éducateur ne travaille jamais seul loin des regards.

- A notre époque, nous devons oser regarder nos animaux autrement, se remettre en question et se dire que la désobéissance n’est qu’un problème d’incompréhension. L’autre jour j’ai demandé à un Chinois de s’asseoir par terre, il ne l’a pas fait. Il ne m’est pas venu à l’idée de lui mettre un coup de collier électrique pour qu’il obtempère. J’ai préféré trouver le terme « asseyez vous » dans le dictionnaire.

Guillaume BRETZNER
Éducateur Canin titulaire du certificat de capacité

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