Le Sauvetage FCI

Sauvetage FCI

Sous l’intitulé du sauvetage FCI, sont regroupées plusieurs spécialités de sauvetage ;

On trouve en effet :

  • Le sauvetage en avalanche
  • Le sauvetage en décombres
  • Le sauvetage à l’eau
  • Le sauvetage en pistage
  • Le sauvetage en surface

Présentation générale : le sauvetage est une discipline internationale dont les règlements sont édictés par la Fédération Cynologique Internationale. De fait tous les résultats obtenus lors de compétitions organisées dans un pays membre sont validés dans les  autres pays membres de la FCI. On parle donc d’épreuves internationales de chiens de sauvetage.

En France c’est la commission d’utilisation nationale (CUN) de la société centrale canine (SCC) qui gère la discipline via le groupe de travail sauvetage.

Les concours donnent accès à la classe travail.

Les épreuves sont accessibles à tous chiens LOF ou non LOF, détenteur d’un carnet de travail et d’une licence CUN.

On distingue 4 niveaux de compétition :

  • Le brevet ; ne se réussit qu’une seule fois et est obligatoire pour accéder au niveau supérieur ;
  • Le test de qualification ; il faut le réussir avec la mention « bon » pour accéder au niveau supérieur ;
  • L’échelon A ; il faut le réussir avec la mention « bon » pour accéder au niveau supérieur ;
  • L’échelon B ; c’est le plus haut niveau, c’est également le programme de la coupe de France et des championnats du monde.

Le CSAU est le pré requis indispensable pour accéder à la discipline.

Les épreuves se déroulent en 2 phases, chacune notées indépendamment. Il faut avoir obtenu 70% des points dans chacune des parties pour valider le niveau présenté.

La première partie de l’épreuve, appelée obéissance dextérité, comporte une série d’exercices d’obéissance pure et de dextérité. Ces différents exercices, (suite au pied, passage de différents obstacles, franchissement de tunnel, dirigé à distance, porté du chien, marcher sur du matériel désagréable, utiliser un moyen de transport adapté « hélicoptère, télécabine, motoneige, zodiac », marcher sur une échelle, couché sous diversion), sont autant d’exercices qui vont mettre en avant les capacités du chien à exécuter avec rigueur et dynamisme un travail demandé. Le tout avec signes extérieurs de gaieté. Durant cette phase, il est tiré 2 coups de feu durant la réalisation de la suite.

La seconde étape de l’épreuve est la partie spécifique. Les concours sont organisés par spécialités. De fait tous les chiens engagés sur une épreuve le sont avec la même spécialité.

 

Exigences de la discipline : le sauvetage, quelque soit la spécialité choisie, est un travail d’équipe basé sur la confiance, la complicité et  l’écoute.

La condition physique tient une part importante car le travail demandé au chien est extrêmement complet ; il lui faut combiner : concentration mentale, pugnacité et effort physique intense allant de 10mn à 30mn. Les conditions climatiques et géographiques ont une grande importance ; en effet les dépenses énergétiques ne seront pas les même que l’on soit par -12 degrés à 3200m d’altitude, 25 degrés avec 70% seulement d’humidité en forêt ou 18 degrés dans l’eau mais courants forts.

Il faudra donc apprendre à analyser les éléments environnementaux pour les intégrer dans la gestion du déroulé des exercices spécifiques.

Le conducteur de chiens de sauvetage devra devenir un cynophile averti et complet pour permettre à son équipe de parvenir au plus haut niveau. Si les qualités du chien sont notées, il en est tout autant du travail du conducteur dans sa conduite de chien. Il devra faire montre de précision, de calme, de rigueur. C’est au travers de sa conduite de chien qu’il démontrera le niveau de complicité avec son partenaire.

Important : dans la grande majorité des pays membres, la validation de l’échelon le plus élevé permet la reconnaissance opérationnelle des binômes. Le cursus des épreuves sert de support d’évaluation aux équipes opérationnelles ou en cours de formation.

La France réserve la formation, l’évaluation, la validation opérationnelle aux pompiers en activité, aux militaires, aux unités de la sécurité civile, aux forces de l’ordre, à certaines organisations non gouvernementales.

A partir de ce fait, il est clairement établi qu’un compétiteur français ne peut en aucun cas espérer évoluer vers l’opérationnel sans intégrer une unité reconnue.

L’obéissance dextérité étant commune aux différentes épreuves, vous trouverez dans les onglets spécialités le déroulé des exercices spécifiques.