Le syndrome toux de chenil

 

La toux de chenil (ou trachéobronchite infec­tieuse) est un syndrome multifactoriel, très contagieux, affectant essentiellement les voies respiratoires supérieures. De nombreux agents infectieux, bactériens ou viraux, sont mis en cause et se propagent facilement lors de rassemble­ments de chiens (clubs canins, expositions, pen­sions…) ou lors de la présence de nombreux jeunes (plus sensibles que les adultes). Cette affection est plus souvent rencontrée en automne et en hiver, le climat étant plus propice aux irritations des voies respiratoires.
 

La période d’incubation est de 3 à 10 jours selon le ou les agents et la transmission se fait par les aérosols contaminés, ce qui explique la diffusion rapide en communauté. De plus, un individu infecté reste excréteur après guérison pendant une durée dépendant de l’agent en cause, de l’ordre de plu­sieurs semaines .

La période d’incubation est de 3 à 10 jours selon le ou les agents et la transmission se fait par les aérosols contaminés, ce qui explique la diffusion rapide en communauté. De plus, un individu infecté reste excréteur après guérison pendant une durée dépendant de l’agent en cause, de l’ordre de plu­sieurs semaines .

Les agents les plus rencontrés sont :

• Bordetella bronchiseptica : bactérie principale agent de la trachéobronchite infectieuse ;

• Canine Parainfluenza Virus (CPiV) : le plus fréquemment rencontré des virus dans le cadre de ce syndrome, il est très contagieux et peut provoquer une rhinopharyngite associée à une toux sèche ;

• CAV-2 : il s’agit de l’adénovirus de type II, utilisé dans le cadre de la vaccination contre l’hépatite de Rubarth, il agit essentiellement au niveau des voies respiratoires supérieures où il engendre une destruction des cellules affectées ;

• Mycoplasma spp : bactéries dépourvues de paroi, elles sont à l’origine de troubles de type pneumonie si elles atteignent les voies respira­toires profondes ;

• le virus de la maladie de Carré), rencontré en association avec Bordetella bronchiseptica, n’est pas considéré comme un agent primaire de la trachéo-bronchite infectieuse ;

• d’autres virus peuvent être rencontrés tel l’herpesvirus canin ou les réovirus de type 1,2 ou 3, mais ils ne sont pas considérés comme agents primaires de la maladie, plutôt comme des facteurs aggravants ;

De même, de nombreuses autres bactéries parti­cipent au syndrome mais le plus souvent comme agents de surinfection, avec des conséquences parfois très importantes (Streptococcus sp, Pas­teurella sp, Pseudomonas, coliformes).

 

La clinique est assez constante

Elle comprend des quintes de toux sèche, une conjonctivite, une rhinite, une amygdalite, une pharyngite et un état général maintenu. Ces symp­tômes surviennent après un contact avec un chien

infecté, la guérison est le plus souvent spontanée en 3 à 6 semaines

 

Une broncho-pneumonie peut survenir en cas de surinfection et dans ce cadre, les symptômes rencontrés sont hyperthermie, anorexie, apathie, modifications des bruits respiratoires, dyspnée, toux. Cette forme compliquée se rencontre chez des très jeunes chiots, des adultes immunodé­primés, atteints d’une affection concomitante ou d’une malformation des voies respiratoires supé­rieures, non vaccinés, non vermifugés ou stressés .

Le pronostic est bon, sauf en cas de surinfections auxquelles les individus les plus jeunes sont les plus sensibles : la mortalité peut alors atteindre 20%.


La prévention consiste en la vaccination du chien. Il existe actuellement 2 vaccins (Pneumodog® et Nobivac KC®) chacun comprenant les 2 agents pathogènes principaux, Bordetella bronchiseptica et Canine Parainfluenza Virus et permet ainsi une protection contre les signes cliniques de la maladie c ‘est à dire soit une non atteinte de l’organisme soit une atteinte mais avec réduction très forte des signes cliniques.

 

EN CONCLUSION COMME TOUJOURS N’ATTENDEZ PAS ET CONSULTEZ AU PLUS VITE.

NE LAISSEZ PAS UNE TRACHEITE EVOLUER EN PNEUMONIE !